Fleur
Auteur Park Kun-Woong
Editeur Casterman
Année publication 2006
Format 3 Tomes - 1100 planches
Langue Français
Genre Manhwa
Depuis son arrivée sur le marché européen en 2002, le Manhwa ne cesse de gagner en popularité. Des titres comme Priest ou Yureka rivalisent aujourd’hui en termes de vente avec les mangas japonais. Casterman, un des plus importants éditeurs de bande-dessinée a eu la bonne idée de publier en 2006 Fleur de Park Kun-woong , une œuvre forte et engagée qui participe à la bonne réputation du Manhwa en France.
Fleur est une ouvrage un peu à part. Première œuvre de Park Kun-woong, elle témoigne de l’inhumanité de l’occupation japonaise, de la déportation en Mandchourie et finalement de la guerre de Corée. L’auteur évoque l’histoire de son pays du point de vu du peuple et place l’humain et le traumatisme au coeur du récit. Le premier Tome ne comporte aucun dialogue. Le dessin aux traits brutaux et aux couleurs chatoyantes témoigne de sa formation en arts plastiques et fait référence à une école picturale coréenne appelée « l’art du peuple ».
La violence psychologique est tempérée par des moments d’onirisme bienvenus. Il enfoncera le clou avec Massacre au pont de Nogunri, un Manhwa qui traite là encore des affres de la guerre de Corée.
Extrait
Dans une cellule, un prisonnier de guerre, Chae-ho, ne parle pas, même sous la torture. L’homme se rappelle son passé. Son enfance marquée par les épisodes sombres de l’occupation japonaise, puis son passage dans les camps de travaux forcés tenus par les Japonais en Mandchourie, où beaucoup mourront de faim et d’épuisement. Après la proclamation de la libération de la Corée, Chae-ho revient dans son village natal pour découvrir que la femme qu’il a toujours aimée, Dallay, est désormais avec son ancien ami (qui a collaboré sous l’occupation japonaise). Un soir, le chef du village est assassiné (complot politique du sud) sous les yeux de Chae-ho, que l’on accuse d’être l’auteur du crime. Pendant qu’il sera torturé, tous les habitants du village seront exécutés par l’armée sud-coréenne qui les soupçonne de servir de base aux communistes : c’est le début d’une guerre fratricide.