Histoire de la Corée

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Dynastie Joseon (조선)

Le 5 août 1392, Yi Sŏng-gye monte sur le trône sous le nom de Taejo. C’est le premier roi de la dynastie Yi qui portera dès l'année suivante le nom officiel de Joseon. Le roi Yi Sŏng-gye [one_half last="no" spacing="yes" background_color="" background_image="" background_repeat="no-repeat" background_position="left top" border_size="0px" border_color="" border_style="" padding="" class="" id=""]Ce roi, actif et autoritaire, fut à l’origine de ce que l’on peut appeler la renaissance coréenne. Il aspire tout d'abord à normaliser les relations avec la Chine des Ming. Afin que ces derniers le reconnaissent comme souverain, Taejo doit changer le nom du pays qui devient officiellement Joseon (que l'on devrait traduire par "pays du matin frais" et non "pays du matin calme"). Il déplace la capitale à Hanyang (actuelle Séoul) afin d'assainir le climat politique. Taejo qui était un adepte du néo-confucianisme renforce le climat intellectuel antibouddhiste de l’époque. Pour assurer à l’Etat une base économique et financière, il réduit le nombre de monastères et le nombre de moines. Il confisque de nombreuses terres du clergé pour les redistribuer aux fonctionnaires. La nouvelle dynastie s'affirme comme une puissance souveraine et administrative. Elle s'appuie sur ses cinquante-cinq vassaux présents lors du conseil royal. Ils établissent un code d'administration en 1394, le Joseon Kyônggukchôn. [/one_half][one_half last="yes" spacing="yes" background_color="" background_image="" background_repeat="no-repeat" background_position="left top" border_size="0px" border_color="" border_style="" padding="" class="" id=""]Le fils de Yi Sông-gye,Taejong, renforce l'autorité de la dynastie et proclame des réformes visant à éliminer les fonctionnaires corrompus issus de la précédente dynastie. La société est à cette époque fortement hierarchisée. La population composant la classe supérieure est appelée Yangban, comme déjà sous Goryô. Elle était composée de hauts fonctionnaires civils et militaires qui représentaient environ 10% de la population. La classe moyenne, la plus importante en

Les Religions des trois Royaumes

Le Bouddhisme est intégré en Corée dès 372 Goguryeo fut le premier des Trois Royaumes à adopter le bouddhisme en 372, introduit par le moine Sundo des Qin (Ts’in). Il apporte des images de bouddha, des livres sacrés et des bonzes. Trois ans plus tard le temple Chomun-sa est construit. En 387, le bouddhisme pénètre par Goguryeo par le biais du moine Malananda. Le royaume de Silla ne l’adopte qu’en 535, presque deux cents ans après Goguryeo et Baekje. A l’époque des Trois Royaumes, le bouddhisme se vit confier très rapidement le rôle de protecteur de la nation; il contribua également à répandre l’usage de l’écriture, ce qui constitua un élément supplémentaire d’unité nationale et donc a rapprocher les royaumes les uns des autres. C’est à cette période que remonte les premiers écrits en Corée.   Le Confucianisme Le Confucianisme, fondé au VIe siècle av. J.-C. par Confucius, est introduit au début de l'ère chrétienne bien qu'aucune date précise ne puisse être donnée. A Goguryeo, l'université d'Etat Taehak-Gam est créée en 372 tandis que des académies privées (appelées Gyeongdang) apparaissent en province. On y inculque à la jeunesse aristocratique les classiques du confucianisme, la littérature chinoise, la médecine et les arts martiaux (le Subak, dont est issu le Taekwon-do). Le peuple coréen a été séduit par le confucianisme, religion plus noble, plus riche et structurée que leur animisme primitif. Il permis aux classes dirigeantes d’améliorer la morale populaire et par là le respect du pouvoir.   Les Croyances et le chamanisme Avant le bouddhisme et le confucianisme existait en Corée une religion - où plutôt une croyance populaire - diffuse apparentée au chamanisme. Selon cette croyance, l’univers est rempli d’esprits. Tous ces esprits sont sous

La Confédération de Gaya

De la période dite des Trois Royaumes, l'histoire retient communément les royaumes de Goguryeo (고구려), Baekje (백제) et Silla (신라). De récentes découvertes archéologiques permettent pourtant aujourd'hui d'avancer que d'autres Etats ont joué un rôle influent dans le développement de la péninsule. C'est ainsi que le rôle de Gaya a été réévalué.   Gaya, une confédération de cités-états La ligue de Gaya est une confédération de cités-états établie il y a plus de deux mille ans dans l'extrême sud de la péninsule, sur la rive ouest du fleuve Nakdong. Elle était entourée par les royaumes de Baekje à l’ouest et Silla au nord et à l'est. L'actuelle ville de Gimhae en fût la capitale. Gaya était une société avancée et les découvertes archéologiques démontrent son dynamisme culturel et commercial. Vous pouvez approfondir ce sujet en lisant l'article consacré à la visite du site archéologique de Bokcheon à Busan où jadis se trouvait la cité-état Geumhwan Gaya (43-532 ap. J.C.)   Prospérité, liens commerciaux et déclin Pour des raisons politiques et stratégiques, Gaya ne pouvait pas nouer de liens commerciaux avec ses deux plus proches voisins. Elle du se tourner vers les commanderies chinoises de Nangnang et Daifang à l'est et au nord avec les tribus des Ye. Des découvertes récentes permettent d’établir également l’existence d'un commerce avec le Japon, comme l’indique la présence à la fois en Corée et au Japon de dagues à la forme déviée et des miroirs d’imitations japonais. La prospérité maritime de Gaya attestée dans un livre chinois, le Sanquo-chi (histoires des trois royaumes) s’explique par le développement de la production de fer, considérée comme la plus importante ressource naturelle et commerciale de Gaya lui permis de devenir puissante. Certains objets

Silla unifié

Après l'unification de la péninsule en 672 par Munmu, le 30ème roi de Silla, le royaume de Silla connut un siècle de prospérité sans équivalent.   Administration du territoire Après l’unification, Silla voulut établir sa capitale à Daegu, mais cela ne s’avéra pas réalisable. Même si la capitale Gyeongju se trouve reléguée à une extrémité de la péninsule, c’était bien là que le pouvoir royal a sa base, ses racines. Pour compenser cette situation excentrique de la capitale, on créa en 685, en même temps que les neuf provinces, cinq capitales secondaires. Elles assuraient en quelque sorte le relais du pouvoir central dans les provinces. On y envoyait des nobles de la capitale pour y créer des centres régionaux de culture et surtout contrôler les potentats locaux. Ces fonctionnaires dépendaient du Premier ministre. L’annexion de Baekje et d’une partie de Goguryeo avait considérablement accru le territoire de Silla. Ce royaume avait reçu 760 000 foyers de Baekje et 690 000 de Goguryeo. La capitale compta selon certaines sources jusqu'à 1 million d'habitants. L’administration d’un territoire aussi vaste et d’une population aussi importante n’allait pas sans poser de nombreux problèmes. L’Etat distribua aux nobles une grande partie des terres conquises et des prisonniers de guerre qui avaient été transformés en esclaves.   Relations avec la Chine et développement du Royaume Silla Le roi Munmu autorise les autorités des territoires conquis à exercer diverses fonctions publiques dans le cadre de certaines restrictions afin de favoriser leur assimilation. La conciliation avec les deux états conquis est prudente. Le roi donne sa soeur en mariage au plus haut dignitaire de l'ancien royaume Goguryeo, le prince Ansûng. Une fois les Coréens redevenus maîtres chez eux et les Chinois compris qu’il serait illusoire de

La domination mongole

La puissance mongole a pris naissance dans les steppes du nord et s'est étendue à la Mandchourie puis à la Chine toute entière où l'empire Djurtchet des Jin, miné par les guerres civiles, était sur le déclin. Les Jin qui subissent la pression des Mongols envoient des émissaires à Goryeo pour demander une aide en riz et en chevaux. Entre-temps, les restes d'une armée Khitans, fuyant devant les troupes mongoles pénètrent dans le nord de la péninsule et établissent leur quartier général à Pyongyang malgré une mobilisation extraordinaire des coréens (mêmes les moines prirent les armes). Ces derniers parvinrent cependant à repousser les envahisseurs. En 1215, les Mongols réduisent les 50 000 Kithans encore réfugiés à Goryeo. Se prenant alors pour les bienfaiteurs, les Mongols envoient un émissaire à la cour du royaume de Goryeo pour demander le tribut.   Soumission de Goryeo En 1217, les Mongols soumettent les Khitans. 90 000 Khitans qui représentaient le reste de l'armée vaincue passent le fleuve Yalu et ravagent les marches septentrionales de Goryeo. Ils sont repoussés près de la capitale Kaegyeong par le général Kim Ch'wi-ro vers la Mandchourie. L'année d'après, des troupes mongoles et djurtchet pénètrent dans le territoire de Goryeo à la poursuite de Khitans. Le royaume coréen s'allie aux Mongols et aux Djurtchets et les Khitans sont rapidement battus. La présence sur son sol d'importantes troupes mongoles oblige Goryeo à faire allégeance aux Mongols. Les relations diplomatiques entre ces derniers et la Corée sont rompus au cours de l'année 1219, lorsqu'un émissaire mongol est tué dans la région du Yalu alors qu'il ramenai le tribut de Goryeo. Deux ans plus tard, une ambassade conduite par Temuge Otcigin, le frère de Gengis Khan, arrive à Kaegyeong et exige une augmentation

By |février 2nd, 2015|Categories: Histoire de la Corée|0 Comments