Tongyeong et l’île de Mileuk

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Apres le parc de Sangjogam et les dinosaures de Goseong, nous voila partis pour l’île de Mileuk et la ville Tongyeong situées dans le sud de la région de Gyeongsang du Sud, entre les îles de Namhae et Geoje.

L’île de Mileuk

L’arrivée sur l’île de Mileuk s’est faite de nuit. L’atmosphère était très étrange car après avoir franchit le pont qui relie le continent à l’île, et roulé de longues minutes sans croiser une seule lumière, le puissant éclairage des parcours de golf du Resort nous a littéralement éblouis. Pour autant aucun golfeur en vu en cette heure tardive. Après une bonne nuit de repos, on grignote un morceau au convenient store de l’hôtel. Ramens instantanés pour tous. C’est pas fameux mais au moins çà se mange vite et çà contente l’estomac. Nous sommes prets pour aller profiter des paysages depuis le sommet de l’île. C’est la grande attraction de la région. Très bien, allons-y!

Pour m’y rendre je longe la Sanyangilju-ro, une route considérée comme une des plus belles de Corée. Les paysages de bord de mer qui défilent sont tout simplement somptueux et on a qu’une envie : s’arrêter prendre des photos tous les 50 mètres. Après quelques minutes nous voilà arrivés au pied du téléphérique.

En ce dimanche matin, nous ne sommes pas les seuls a avoir eu l’idée d’aller admirer le panorama au sommet de la montagne Yongha (461 m) également appelée Mileuksan (la montagne de Mileuk). Le site grouille de monde. Après avoir acheté notre ticket, nous nous installons à l’ombre et patientons en jetant régulièrement un oeil à l’écran géant qui affiche les numéros d’embarquement. Le téléphérique parcourt la distance de 1975 mètres, c’est tout simplement le plus long de Corée. La montée prend environ dix minutes, l’occasion d’admirer le paysage, la côte morcelée de l’île, les petits ports de pêche et les innombrables petites îles (il y en aurait 150!). Pendant le trajet, le temps se couvre et le vent se lève, les nuages s’amoncelent en haut de la montagne. Après quelques photos prises depuis l’observatoire, il est temps pour nous de redescendre. Avec un temps plus dégagé je pense qu’on aurait pu se balader un peu au sommet et l’expérience n’en aurait été que plus belle. Pour les plus sportifs d’entre voussachez qu’il est possible de prendre un allé simple et de redescendre à pied pour profiter pleinement du site et de ses superbes panoramas avec la mer du sud en toile de fond. Comptez 2 heures environ.

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La ville Tongyeong et le centre de commandement naval

Après la découverte de l’île, direction la petite ville côtière de Tongyeong (통영), située juste en face. Elle se trouve à la pointe sud de la péninsule de Goseong et est entourée par la mer. Son nom signifie « poste de commandement ». Il a été donné en hommage au célèbre amiral Yi Sun-sin qui avait installé ici son quartier général. Yi Sun-sin est l’une des principales figures historiques de la Corée. Son génie lui a permis d’anéantir la flotte japonaise lors de la bataille de Hansan (1592). Cet événement historique est considéré comme l’un des plus importants ici et les coréens en tire aujourd’hui encore une grande fierté.

A Tongyeong comme vous allez vous en rendre compte, tout où presque tourne autour de ce personnage historique. Parmi les choses à ne pas manquer de faire dans la ville, il y a : une ballade dans le parc qui porte son nom et où se trouve une immense statue à son effigie, la visite de deux répliques du Geobukseon, le célèbre « bateau de guerre tortue » inventé par l’amiral lui-même et le Sebyeonggwan le poste de commandement naval érigé en 1604 sous la dynastie Joseon.

Mais avant cela nous prenons le temps de déjeuner dans un petit restaurant du marché couvert. Après avoir choisit nos poissons sur l’étal, on s’installe dans une petite salle à l’étage. Les poissons crus sont préparés dans la cuisine et la dégustation peu commencer. Un vrai délice.

On a décidé de s’attarder au centre de commandement Tongyeong Samdosuguntongjeyeong (site historique n°402), un véritable bijou composé d’une vingtaine d’édifices érigés face à la mer. Nous remarquons devant l’entrée du site une stèle de 2 mètres de haut appelée Beoksu (Important folklore material n°7) érigée ici pour rappeler les épidémies qui ont frappés la ville. Malgré l’importance historique et esthétique du lieu, nous sommes pratiquement seuls à déambuler dans les allées. Malheureusement ce lieu comme tant d’autres en Corée a été méticuleusement saccagé par les japonais et il a fallu beaucoup de travail pour que réapparaissent, l’un après l’autre, ces fabuleux trésors. Nous avons une fois de plus un triste exemple de la politique d’éradication de la culture coréenne sous l’occupation japonaise (1910-1945) et ce sont plus de 100 édifices publics de la ville qui ont été rasés ou endommagés pendant cette période. Fort heureusement le bâtiment principal, le Sebyeonggwan (trésor national n° 305) n’a pas été détruit. C’est un des plus grands édifices de la période Joseon. Sur sa droite, un porte ouvre sur un espace de commémoration : 58 stèles alignées en 4 colonnes sont installées en mémoire des 58 commandants qui se sont succédés ici pendant les 290 ans d’activités du centre de commandement.

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Au final, cette très belle visite aura durée près de 2 heures. J’ai apprécié l’architecture des édifices militaires sous la dynastie Joseon qui diffère un peu des temples et palais royaux. Cette visite marqua également la fin de notre week-end touristique dans la région du Gyeongsang Sud.
Le retour sur Busan se fit sous la pluie en passant par l’île de Gojedo et ses ponts suspendus incroyables.

Prochain récit de voyage début juin avec pour sujet la ville royale de la dynastie Shilla. A très vite.

A FAIRE EGALEMENT A TONGYEONG
– un tour au marché au poisson de Jungang près du port.
– la visite du quartier de Dongpirang, équivalent dans l’esprit au Gamcheon Culture Village de Busan avec des fresques peintes sur les murs des maisons. Une fois en haut du quartier vous aurez en plus une vue imprenables sur la ville.

Anjeok, le petit ermitage des montagnes

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TEMPLE ANJEOK – 안적사 (安寂寺)

Aujourd’hui je vous emmène à la découverte d’un charmant petit ermitage situé sur le versant nord de Jangsan (장산), l’imposante montagne qui domine l’est de la ville du Busan.

Le printemps s’installe doucement et il est enfin temps de partir faire un peu de tourisme dans mon pays d’adoption. Pour ma premiere vraie ballade de l’année, je ne m’aventure pas trop loin. L’avantage de vivre à Busan, c’est de pouvoir laisser la ville derrière soit et de se retrouver rapidement en pleine nature. Nous avons la chance de vivre à la fois en bord de mer et aux pieds des montagnes. Direction donc les hauteurs de Gijang (기장), une ville située à quelques kilomètres au nord-est de Busan.

Une dizaine de minutes suffisent pour s’y rendre depuis le quartier d’Haeundae en suivant la route de bord de mer. Il ne faut pas manquer l’embranchement Naeri gil (내리길), une petite route agréable qui longe un cours d’eau et qui peu à peu s’élève dans la montagne Jangsan. Après quelques petits kilomètres, la route devient un étroit chemin mal goudronné et cabossé. Mieux vaut laisser la voiture sur le bas-côté et faire la suite à pied. Après quelques pas, un panneau indique qu’il reste 1.5 km pour rejoindre le temple, une distance raisonnable.

C’est une promenade plaisante en ce début de printemps. Le temps est très agréable et le ciel sans nuage est d’un bleu profond. Le vert sombre des pins (couleur omniprésente l’hiver dans les paysages coréens) est désormais accompagné par les feuilles des arbres qui offrent une multitude de nuances de vert avec des touches de couleurs ici et là. Le bruit de l’eau qui s’écoule dans les ruisseaux m’accompagne tout au long de la marche. J’entends le vent s’engouffrer dans les feuilles de bambous et les oiseaux chanter le retour du beau temps. Que la nature est belle!

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La pente s’accentue séverement dans la dernière partie. Enfin les premiers signes de la présence de l’ermitage apparaissent. L’accès au site se fait en franchissant un anneau en pierre. Une longue volée de marches lui succède et en levant la tête je manque d’être découragé par toutes les marches qu’il reste à gravir pour rejoindre le portique en bois, l’entrée de l’ermitage. Je ne me rappelle pas avoir monté autant de marches pour accéder à un temple, Anjeok est vraiment étonnant. On retrouve ici un principe fondamental des temples : les marches symbolisent l’élévation spirituelle.

Cette ascension est la dernière étape avant de belles découvertes. On arrive à un portique qui abrite 4 divinités très colorées et de taille imposante. L’une tient un dragon, une autre un instrument à corde, la troisième un trident et la dernière un sabre. Je ne connais pas la signification de leurs attributs, tout ce que je sais est qu’il faut se recueillir devant eux avant de pénétrer dans l’ermitage.

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Face à l’entrée du site se trouve l’édifice principal, remarquable dans ses proportions. L’ermitage de Anjeok est composé de bâtiments simples qui n’ont en soit rien d’exceptionnel. Ils ne sont ni monumentaux, ni flamboyants. On ne trouvera pas ici de pagode de plusieurs étages ou de statue de Bouddha géante. Les édifices sont très classiques et de taille raisonnables. Le maître mot ici est humilité. Le site offre avant tout aux visiteurs un cadre harmonieux et extrêmement reposant.

Ce lieu est d’une sérénité extraordinaire. En se baladant le long des petites allées, on constate le remarquable agencement des édifices lovés dans un espace naturel. Chaque arbre, rocher, chemin et plante composent un ensemble cohérent, en harmonie parfaite avec l’environnement. Pourtant à y regarder de plus près, l’espace est le fruit d’un agencement précis et méticuleux. Dans l’art du jardin, l’expression coréenne laisse plus de liberté à la nature. Ici les visiteurs sont rares. Je n’ai croisé en tout et pour tout qu’une seule personne, un artisan venu remplacer une tuile d’un toit. Anjeok n’est pas considéré un bien culturel majeur mais si vous êtes en quête d’un endroit calme. Il vaut clairement le détour.

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Pour la petite histoire, l’ermitage a été brûlé pendant les invasions japonaises (1592~1598). Le temple principal fût reconstruit en 1873 et l’ermitage dans son ensemble tel qu’on le voit aujourd’hui fut achevé en 1973.

COMMENT S’Y RENDRE?
Corée du Sud, Busan, Gijang-gun, Gijang-eup, Nae-ri, 692
Tél. : +82 51-543-9408
Pour s’y rendre depuis Busan :
– Quitter le quartier de Haeundae et prendre la direction de Ulsan.
– Après avoir dépassé la ville balnéaire de Seojong, vous arrivez à Gijang.
– Peu après l’école internationale de Gijang, il y a un petit embranchement sur votre gauche qu’il ne faut pas rater.
– Il vous reste à suivre Naeri gil (내리길), sur 2 km puis faire le reste du chemin à pied.

La montagne Jangsan – Partie 1

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Située à l’est de la ville dans le district d’Haeundae, la montagne Jangsan fait partie de la vie quotidienne des habitants de Busan. Avec ses 634 mètres elle domine la moitié est de la ville. Le Parc Daecheon est le point de départ majeur des ballades en montagne, le rendez-vous incontournable des promeneurs et des hikers confirmés avec de nombreux sentiers à la difficulté variable pouvant devenir très périlleux dans les hauteurs en suivant les arrêtes.

Je m’y suis rendu ce vendredi matin après avoir conduit mon petit garçon à l’école. Le temps était parfait et j’avais besoin de prendre l’air après quelques jours pluvieux.

Lors de mon arrivée, le gardien m’informe qu’il n’y a pas de parking pour les visiteurs et qu’il faut retourner de l’autre côté du carrefour. Devant ma moue il a la gentillesse de lever la barrière et de me laisser entrer. Je gare ma voiture un peu plus loin, à côté de celles que je suppose appartenir aux employés et commerçants du parc Daecheon.

Décidément le temps est agréable, le ciel est d’un bleu limpide et la température est si douce en ce début d’automne. Le chant des oiseaux et l’eau de la rivière qui s’écoule me viennent aux oreilles. Comme partout en Corée, on trouve des petits commerces aux abords des sites (très) fréquentés. A une petite place on peut acheter des boissons à un distributeur automatique, des glaces et autres confiseries dans un petit magasin ou se laisser tenter par des odeng (오뎅) proposés avec un bol de soupe bien chaude. Mais on trouve aussi un fleuriste (qui vend accessoirement des oeufs) et un peu plus loin un marchand de champignons.

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Pour débuter, je fais le tour d’un grand étang, qui se trouve être la réserve d’eau potable de la ville. Un chemin suit les courbes du bassin, un lieu idéal pour les joggers. Je poursuis ma ballade le long de la rivière parmi d’autres promeneurs. Je bifurque vers un petit sentier qui s’écarte de la rivière et aboutit un espace joliment aménagé avec des parterres de fleurs, des bassins sur lequel semblent flotter des nénuphars en fleur. Pendant quelques minutes je profite de ce cadre relaxant et observe les carpes qui vont et viennent.

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Ensuite je prends un nouvel embranchement qui me conduit au minuscule ermitage de Jangsan-Sa (장산사 – littéralement le temple de la montagne Jangsan) caché dans les sous-bois. Il ne paie vraiment pas de mine et ne mérite pas une visite à part entière. Allez y faire un tour si vous êtes venus comme moi vous promener dans les montagnes ou voir le temple Pokposa (폭포사) situé plus haut dans la montagne (qui lui ne manque pas d’intérêt). Pour en revenir à notre modeste ermitage, on peut y voir quelques petites constructions très fonctionnelles sans charme hormis un petit pavillon situé sur un promontoire absolument mignon. Un peu plus loin se trouve un Bouddha en pierre, en position debout la main droite levée.

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Après cette jolie promenade, je retourne à l’entrée par le sentier principal. Je découvre un musée entièrement consacré à la faune et à la flore de la montagne Jangsan. On peut y voir toutes les espèces d’insectes qui y vivent ou encore s’informer sur les plantes ou les oiseaux.

Dans un prochain posting je vous parlerai de l’ascension de la montagne et des belles découvertes qui jalonnent le parcours comme des cascades, le temple Pokposa (폭포사) et une vue panoramique phénoménale une fois au sommet.

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Découverte du temple Seongbulsa

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Seongbulsa – 성불사

Je continue dans ma lancée pour vous faire découvrir les temples de la ville de Busan. Après Haeunjeongsa (해운정사) et Dongmyeong Bulwon (동명불원) j’ai envie de vous présenter Seongbulsa (성불사 – littéralement le temple de bouddha), un ermitage que j’ai découvert la semaine dernière. Il se trouve dans les hauteurs du district d’Haeundae, dans la partie est de la ville.

Pour moi (qui ne suis pas bouddhiste), visiter un temple en Corée, signifie s’extraire du quotidien et prendre le temps de souffler dans une atmosphère reposante. C’est une façon aussi de s’imprégner de la Corée éternelle en admirant les délicats édifices aux couleurs flamboyantes perdus au milieu des montagnes.

Les temples, ces trésors cachés qui font la beauté de la Corée

Il n’existe pas beaucoup d’informations au sujet de Seongbulsa, que ce soit en coréen ou en anglais. Cet ermitage fait partie de ces innombrables trésors cachés qui font tout le charme de la Corée. Il existe tant de merveilles à découvrir et qu’aucun guide n’indiquera probablement jamais.

Perché à flanc de montagne, son accès n’est pas évident. Il faut d’abord réussir à trouver la petite route qui y conduit parmi le réseau routier très dense dans cette partie de la ville. Il faut ensuite se faufiler sous une autoroute, puis contourner un complexe résidentiel flambant neuf et enfin s’engager sur un petit sentier de montagne. Ca y est, le quartier Centum City et ses buildings de verre est derrière nous. En quelques centaines de mètres à peine, on retrouve la Corée de toujours, celle des sentiers et des montagnes.

La route serpente entre murets de pierre et camélias. Enfin apparaît un premier signe annonciateur, une stèle avec des inscriptions en Hanja (les caractères chinois). Puis une petite pagode et un petit parking. Le reste du chemin se fera à pied. Ce lieu est également le point de départ de chemins de randonnée sur le Mont Jangsan. J’y croise d’ailleurs quelques randonneurs bien équipés.

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Je ne sais absolument pas à quoi m’attendre en venant ici. J’aperçois derrière des arbres sur la droite un premier petit édifice sans grand charme. Il s’agit d’un réfectoire privé pour les moines. Un bâtiment secondaire sans intérêt véritable et je me dis qu’une bonne surprise est encore envisageable. Quelques pas de plus et je découvre la petite fontaine qui marque traditionnellement le véritable point d’entrée du site. Quelques mètres de plus et me voici au pied des escaliers en granite menant à l’édifice principal. Grand Ouf de soulagement, en le découvrant je suis immédiatement conquis par la beauté du site.

Laissons un instant le temple principal pour nous intéresser à ce qu’il y a autour. L’ermitage réuni à peu près tous les éléments caractéristiques des temples coréens. Tout à droite le pavillon Beomjonggakla abrite la grande cloche en fonte qui rythme la journée des moines. A côté se trouve une impressionnante pagode octogonale à neuf étages entourée de 12 statues en pierre représentant les signes astraux chinois (singe, dragon, cheval, etc.). Du pavillon principal un pont enjambe un bassin pour accéder à un temple plus petit dédié également à la prière. Des bonsaïs et de drôles de grenouilles en pierre veillent sur le bassin animé par un petit moulin à eau. Ceci offre un ensemble particulièrement charmant et apaisant. Placé au niveau le plus élevé du site, un bouddha doré domine l’ermitage. Son regard bienveillant porte jusqu’aux plus hautes tours de la ville et jusqu’à la mer en partie cachée par les cimes des arbres. Formant un arc de cercle derrière la statue, près de 10 000 petites lanternes portent le nom de leur mécènes.

Sans plus attendre je vous laisse découvrir les photos de ma visite …

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Exposition Studio Ghibli à Busan

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UNE EXPOSITION GHIBLI A BUSAN!

Heureuse surprise de découvrir qu’une expo sur le studio Ghibli se tient en ce moment à Busan et plus précisément au Musée d’Art Moderne de Busan, dans le district de Haeundae où je réside. Grand amateur de leurs films (depuis la découverte de Totoro en K7 vidéo), je ne pouvais manquer de m’y rendre. On ne présente plus le studio Ghibli et ses deux illustres réalisateurs Miyazaki et Takahata. Ce studio d’animation japonais a signé quelques unes des plus belles oeuvres du cinéma d’animation, de Totoro à Chihiro en passant par l’émouvant Tombeau des Lucioles ou encore Princesse Mononoke.

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L’ARCHITECTURE DANS LES FILMS GHIBLI

La maison est essentielle pour l’être humain, il en va de même pour les films Ghibli. Le studio a créé un grand nombre d’édifices dans des univers imaginaires. Ils ont toujours une place primordiale dans le récit. Il suffit de penser à la maison de Satsuki et Mei dans Totoro ou au fameux Palais des bains dans Le Voyage de Chihiro. L’exposition qui s’intitule Studio Ghibli three-dimensional architectural propose au public de découvrir les oeuvres du Studio Ghibli sous le prisme de l’architecture. Je vous invite à me suivre et (re)découvrir l’univers magique des oeuvres Ghibli.

ILLUSTRATIONS, EXTRAITS DE FILMS ET DIAROMA

La visite s’articule autour de 8 Zones (que je détaille un peu plus bas) qui comptent plusieurs salles. Pour chaque film, l’exposition propose quantité d’illustrations – peintes ou crayonnées – la diffusion d’extraits de films et des maquettes reconstituant de façon très détaillée une architecture (maison, palais, …) appelées diorama. Un diorama qu’est-ce que c’est? J’ai fais la recherche pour vous sur wikipedia et ainsi, « Le diorama est un système de présentation par mise en situation ou mise en scène d’un modèle d’exposition (un personnage historique, fictif, un animal disparu ou encore vivant à notre ère…), le faisant apparaître dans son environnement habituel. » Au centre de chaque salle se trouve en effet une maquette d’un édifice clé des films. Pour Totoro c’est évidemment la maison de campagne de Mei et Satsuki, pour Le Château dans le ciel il s’agit de la mine de charbon. Deux dioramas ont particulièrement retenu mon attention : le chalet dans la montagne issu de la série TV Heidi (sur laquelle a travaillé Miyazaki) et le Palais des Bains du Voyage de Chihiro qui culmine à plus de 3 mètres de haut.

En parcourant l’exposition on pénètre véritablement dans l’esthétique des films. On commence avec Quand le Vent se Lève pour terminer avec Nausicaa. C’est fascinant de voir le niveau de détail des illustrations. Des parallèles sont parfois faits entre les dessins et les modèles véritables qui ont servi de source d’inspiration. Les constructions imaginées dans les films sont souvent en bois, matériaux noble utilisé pour les habitations japonaises traditionnelles. Une salle présente d’ailleurs de véritables portes en bois qui font échos à celles des films.

VISITE GUIDEE DE L’EXPOSITION GHIBLI

Pardon par avance pour le peu de photos illustrant ce posting. Les photos étaient strictement interdites et chaque salle était très bien surveillée. Je présente en complément quelques photos issues du joli catalogue d’exposition.

Zone 1 – Two Directors
On découvre des illustrations et extraits relatifs aux derniers films des réalisateurs IsaoTakahata et Hayao Miyazaki avec respectivement Conte de la princesse Kaguya (The Tale of Princess Kaguya) et Quand le vent se lève (Wind blows). Cet espace est conclu par le somptueux diorama de la série tv Heidi.

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Zone 2 – The Gifts will
Elle rassemble des travaux autour des films des jeunes directeurs du studio : From Up on Poppy Hill, Whisper of the Heart, Mani Memories et Arrietty qui figure sous la forme du diorama.

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Zone 3 – Producer
Espace consacré au Musée Ghibli et au producteur des films du studio Toshio Suzuki. On peut y voir notamment une représentation taille réelle de son bureau au studio Ghibli avec des murs bardés de dessins et d’objets en tout genre.

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Zone 4 – Western
Présentation des films Howl’s Moving Castle par le biais de la reproduction de la boutique de chapeaux, du célèbre cochon aviateur Porco Rosso et de Kiki’s Delivery Service.

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Zone 5 – Mix chaos Chaotic
Consacrée intégralement au film Le Voyage de Chihiro, cet espace est sans doute le plus spectaculaire de la visite. On arrive dans une salle à la lumière tamisée où l’on découvre la reproduction taille réelle du restaurant où les parents de Chihiro se trouvaient attablés avant de se transformer en cochons. La salle suivante présente une reproduction absolument magistrale du palais des bains. Il y a un sens du détail incroyable avec des lumières, des sons et des musiques. Ce diorama en impose avec ses 3 mètres de haut.

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Zone 6 – Invisible hand Tacit Handcraft
C’est la zone la plus petite et celle qui m’a semblée la moins intéressante. On peut y voir de nombreux outils utilisés pour le travail du bois. Ces objets, prêts du Takenaka Carpentry Tools Museum, apparaissent dans les long-métrages du studio.

Zone 7 – Japan Belongings
Présentation des édifices des films qui se déroulent au Japon. Cet espace propose des dioramas ainsi que des illustrations des maisons de campagnes abandonnées de Pompoko, mais aussi la forge fortifiée de Princesse Mononoke, la maisonnette de Only Yesterday, la maison colorée de Ponyo on the Cliff sans oublier la maison de Satsuki et Mei dans My Neighbor Totoro.

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Zone 8 – Premonition and Fantasy
On termine la visite par deux autres oeuvres magistrales : Le Château dans le Ciel et Nausicaa de la vallée du vent

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INFORMATIONS PRATIQUES

Studio Ghibli three-dimensional architectural
Busan Museum of Modern Art
http://ghibliinbusan.co.kr
Exposition du 05.09.2015 au 29.11.2015
Ouvert tous les jours de 10h à 20h
Prix du billet : 12.000 Wons soit environ 10 euros